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Le saule blanc, l’arbre aux 1000 vertus

Le saule blanc est originaire d’Europe. Il est souvent présent sur les berges des rivières et des lacs.

En plus d’être beau et poétique, avec son penchant pour les cours d’eau, il présente de nombreuses propriétés médicinales.  

Ses caractéristiques
  • Longévité : 120 ans
  • Hauteur : 8 à 20 m
  • Port : dôme élevé. Houppier1 irrégulier. Nombreux rameaux. Branches étalées. Ecorce : lisse, blanc-gris chez l’arbre jeune, puis se crevasse et prend une teinte noirâtre chez l’arbre âgé.
  • Enracinement : dense et superficiel. Racines pivotantes2 et traçantes3.
  • Feuilles : alternes4, très lancéolées5, finement dentées, mesurant 5 à 8 cm. Quelques poils sur la face supérieure et présence d’un duvet argenté sur la face inférieure. Ce qui lui donne un aspect blanc bien visible et dont il tire son nom.
  • Fleurs : chatons6 mâles jaunes, mesurant jusqu’à 7 cm de long. Chatons femelles verdâtres. Floraison en avril-mai , en même temps que la foliation.
  • Fruits : capsules glabres7 mais les graines sont entourées de coton blanc et se dispersent en juin- juillet.
Un peu de vocabulaire
  1. Houppier : partie supérieure de l’arbre
  2. Pivotantes : racines principales verticales
  3. Traçantes : racines se développant l’horizontale, de même taille que la racine principale pivotante
  4. Alternes : feuilles disposées à des hauteurs différentes sur la branche
  5. Lancéolée : feuille large dont les extrémités forment des pointes
  6. Chaton : inflorescence dense portant des fleurs du même sexe
  7. Glabre : sans poil
Habitat et usages

Le frêne apprécie les endroits ensoleillés au bord de l’eau, et les sols frais et profonds. Il se trouve également en forêt mixte, c’est-à-dire dans des forêts composées de feuillus et de résineux.

 

Appréciant les bords de rivière, le frêne commun peut contribuer au main tien des berges grâce à son système radiculaire. Il peut être taillé « en têtard » pour produire du bois de chauffage. Cette technique consiste à tailler régulièrement un arbre à la même hauteur, l’arbre a alors un tronc classique, surmonté de nombreuses re- pousses dues aux coupes successives. Ces repousses donnent un aspect étoffé au sommet de l’arbre, d’où le nom de taille « en têtard ».

Il est possible de préparer, par décoction de ses feuilles, une boisson rafraîchissante nommée « la frênette ». Associée à des ver tus médicinales, elle serait fébrifuge et tonique. Son écorce a rem placé le quinquina, un traitement utilisé autrefois pour combattre le paludisme.

Ses feuilles étaient jadis consommées en fourrage en remplacement des foins.

 

Son bois, élastique et résistant, était utilisé pour l’outillage et la fabrication de bandages des roues de charrettes. Il est encore aujourd’hui apprécié en ébénisterie.

C’est également le bois qui servait à fabriquer les skis et les raquettes de tennis d’autrefois.

Le saule blanc a besoin de beaucoup d’eau, il s’adapte donc bien aux zones inondables et à la proximité des cours d’eau. Cet arbre supporte facilement le fait d’avoir les pieds dans l’eau.

Grâce à son système racinaire dense et superficiel, il peut servir à consolider les berges.

Les vertus médicinales du saule blanc

Son écorce peut servir à la fabrication de médicaments. En effet, celle-ci contient de la salicine qui a longtemps été utilisée pour lutter contre la fièvre. Aujourd’hui ce composé peut être ajouté à un alcool et être ensuite réduit afin d’obtenir de l’acide salicylique qui est la substance active du médicament que nous connaissons sous le nom commercial d’aspirine.

La salicine est isolée de l’écorce du saule blanc depuis 1828. C’est le pharmacien français Pierre-Joseph Leroux qui réalisa cette extraction. C’est à partir de 1897 que la synthèse d’acide salicylique, et donc de l’aspirine, est mise au point par Félix Hoffman.

L’écorce de saule blanc contient également des tanins, des flavonoïdes qui pourraient avoir des propriétés anti-inflammatoires. Ce qui en fait un remède contre les douleurs articulaires. 

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