Horaires : Lun – Jeu : 8h – 17h / Ven : 8h30 – 17h

+33 03 27 20 34 00

La brocante a animé la route de Thiers

Dimanche 17 mai, la traditionnelle brocante a une nouvelle fois donné rendez-vous aux amateurs de bonnes affaires, aux promeneurs du dimanche et aux curieux venus profiter d’un moment convivial.
Très tôt dans la matinée, les tables pliantes, les portants, les cartons et les tonnelles ont commencé à s’installer route de Thiers, dans l’attente des premiers chineurs. Malgré un ciel quelque peu menaçant, il n’aura pas fallu longtemps avant de voir les visiteurs affluer. Rapidement, la brocante s’est animée, envahie par les chercheurs de trésors, les habitués, les familles et tous ceux qui aiment flâner entre les étals à la recherche de l’objet rare, du souvenir inattendu ou de la bonne affaire du jour.
Point fort de la matinée, et grande première pour la commune, le concours des vélos fleuris a apporté une touche colorée et festive à l’événement. Aux alentours de 10h, un magnifique défilé s’est élancé en musique, accompagné par les danseuses de l’association Les Nouvelles Magnolias. Sous les regards amusés et admiratifs du public, le cortège, suivi des membres du jury et des élus, a traversé toute la brocante avant de rejoindre l’espace Joséphine Baker.
Après une démonstration de danse très appréciée, les résultats du concours, impulsé par Sylvie Ballini et son service des fêtes, ont été annoncés par Xavier Jouanin, Maire. Ce dernier a tenu à féliciter les enfants pour leur participation, leur créativité et le soin apporté à la décoration de leurs bicyclettes. Parmi les huit participants inscrits, trois candidats se sont particulièrement distingués et sont montés sur le podium. Mais pas question de laisser place à la déception : chaque enfant est reparti avec un cadeau, parce qu’après tout, quand on décore son vélo avec autant d’application, on mérite bien un petit bout de victoire.
Tout au long de la matinée, l’ambiance est restée joyeuse et familiale. Tandis que la buvette tenue par l’association D’Art accueillait les visiteurs dans son Estaminet Éphémère, chacun pouvait également s’essayer aux jeux anciens fabriqués et présentés par Jean-Michel Legrand, ou encore admirer l’exposition de peinture proposée par l’association Art Déco Créa.
À quelques pas de là, les promeneurs pouvaient aussi se restaurer au bord de l’étang, à la buvette tenue par les membres de l’association Le Pêcheur Onnaingeois. Manèges, pêche aux canards et aire de jeux ont fait le bonheur des enfants, tandis qu’une véritable ambiance de fête s’installait peu à peu dans ce cadre de verdure.
Malheureusement, vers midi, la météo s’est quelque peu dégradée, mais pas au point d’empêcher nos adorables choleuses onnaigeoises de sortir cambots et cholettes afin d’initier quelques curieux au cholage, ce jeu traditionnel que l’on pratique encore dans toute la ville, chaque mercredi des cendres. 
On retiendra donc surtout de cette journée la bonne humeur communicative des Onnaingeois, l’implication des associations, la créativité des enfants et la foule venue partager un agréable moment dans notre ville. Une brocante comme on les aime : populaire, vivante, généreuse, avec cette simplicité qui fait souvent les plus beaux souvenirs.

Message officiel de Madame Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, et de Madame Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants.

Il y a 81 ans, dans la nuit du 6 au 7 mai, à Reims, était signée la capitulation sans condition de l’Allemagne.
Le 8 mai 1945, enfin, après des années d’épreuves, d’horreurs et de combats, l’Europe était libérée de l’emprise totalitaire et génocidaire nazie.
Libérée par tous les Alliés. Libérée avec le concours des armées de la France, « la seule France, [celle] qui se bat » et ne se rend pas.
Ne l’oublions jamais : avant d’être une défaite des armes, la défaite de 1940 fut d’abord une défaite de l’esprit.
Marc Bloch — historien, combattant de 14, volontaire à nouveau en 39, fusillé en juin 1944 — avait porté sur les responsables de la débâcle ce constat implacable : ils avaient « estimé très tôt naturel d’être battus ».
Ceux qui continuèrent de croire à la France n’étaient pas des surhommes.
Ce furent les cent trente-trois pêcheurs de l’île de Sein, les cinquante-deux premières engagées volontaires de Saint-Pierre-et-Miquelon. Ce fut Jacques Lusseyran, lycéen non-voyant de 16 ans qui rassembla autour de lui les Volontaires de la liberté, avant d’être déporté à Buchenwald.
Ce furent des femmes et des hommes de tous âges, de tous horizons, de toutes convictions, avec leurs peurs et leurs doutes, mais unis par une même exigence : ne pas subir, ne pas céder.
Cette résolution était d’abord celle de résister au déni du droit et de la justice.
« Dès le 3 septembre 1939 », rappelle le général de Gaulle, « nous avons tiré l’épée, seuls avec l’Angleterre, pour défendre le droit violé sous les espèces de la Pologne. »
À Londres, sous les bombes du Blitz, à Brazzaville, où l’Ordre de la Libération est créé, se poursuivit la lutte de ceux qui pressentaient que cet affrontement était une guerre contre l’humanité.
Alors que nous célébrons les 400 ans de la Marine nationale, souvenons-nous de l’amiral Muselier, rallié dès 1940 à la France libre et qui lui donna son emblème : la croix de Lorraine.
Souvenons-nous des sous-mariniers du Casabianca, déjouant la vigilance ennemie pour armer la Résistance en Corse.
Et derrière eux, toutes les générations de marins qui perpétuent aujourd’hui notre puissance navale avec le porte-avions France Libre.

Souvenons-nous des commandos Kieffer, débarqués à l’aube du 6 juin 1944.
Honorons, sur les plages de Provence, les soldats venus d’Afrique, d’Asie et du Pacifique — tirailleurs, goumiers, spahis de la 1ère armée française menée par le général de Lattre de Tassigny, remontant jusqu’à Berlin.
De Lattre qui, face à ce qu’il appelait « les puissances multiples du mensonge », dira : « nous avons découvert tout le prix de notre civilisation en éprouvant sa fragilité. »
Rappelons-nous Simone Veil, rescapée d’Auschwitz, qui fit de sa vie une œuvre de réconciliation et de paix : l’idéal européen qu’elle nous lègue fut la réponse à la haine par la force du droit.
Cette victoire était celle du respect de la souveraineté de chaque peuple et de la dignité de chaque personne, contre ceux qui voulurent réduire notre continent à un empire de maîtres et d’esclaves.
Aujourd’hui, pour que plus jamais le pire ne redevienne possible, il nous revient de transmettre aux jeunes qui s’avancent dans la vie — alors que les derniers témoins nous quittent — le « patriotisme agissant » que le général Leclerc confiait aux hommes de la 2e DB en leur faisant ses adieux.
Transmettre cette force morale, la première arme d’un peuple qui sut, au bord de l’abîme, se redresser.
Un peuple, le nôtre, que « ni le malheur militaire, ni la faillite des institutions, ni le mensonge, ni la violence n’ont pu détourner de son éternelle vocation ». (Charles de Gaulle, discours devant l’Assemblée nationale, 15 mai 1945).
Vive l’Europe libre. Vive la République. Et vive la France !

Plus d'actualités...