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Musique à l’EHPAD

Un projet intergénérationnel et solidaire

Depuis un an maintenant, dans l’ambiance feutrée de l’EHPAD La Roselière d’Onnaing, le centre social LE PHARE mène un émouvant projet intergénérationnel et solidaire. Celui de faire chanter des résidents de la maison de retraite et des jeunes de l’accueil de loisirs du PHARE. 

 

Un projet né d’une rencontre entre le directeur du centre social, Stanko Grujic, et la directrice de l’EHPAD, Margaux Focheux, qui s’inscrit dans le cadre du laboratoire d’innovations sociales de la CARSAT Hauts-de-France.  

Créé pendant le premier confinement, ce laboratoire d’innovations sociales vise à donner un coup de pouce aux centres sociaux désireux de mettre en œuvre de nouvelles actions en direction du public senior. 

La créativité, le fait de répondre à une demande des habitants et de véhiculer des messages positifs, valorisant l’image de nos aînés, sont autant de critères de sélection de ces projets.  

 

Celui proposé par Stanko Grujic cochait toutes les cases. L’idée : faire chanter des résidents de l’EHPAD et des jeunes du centre social sur des textes composés par leurs soins lors d’ateliers d’écriture commune. 

Chez les seniors, Jeannine, Claudette, Charline, Thierry, Daniel, Pierre, Maxime, Gilles, Didier et Jean-Gérard ont accepté de donner la réplique à Giulia, Gabrielle, Rafaël, Aleyreindro…  

“Nous travaillons sur ce projet depuis un an maintenant, lors des périodes de vacances scolaires.” Dix-huit chansons ont ainsi été écrites conjointement par les “Ehpadais”, comme ils se surnomment eux-mêmes, et les jeunes, et mises en musique par Stanko. 

Des chansons sur la vie, l’amour, l’actualité, le désir de vieillir, le choc des générations… mais, aussi, des poèmes de Gilles Gosset, auteur onnaingeois et résident de l’EHPAD, choisis pour leur musicalité et leur pertinence par rapport au projet. 

“Une douzaine de ces titres seront réunis à terme sur un CD”, précise Stanko. Le plus difficile étant de choisir. 

 

“Lors de séances d’enregistrement, nous avons découvert que l’un des résidents, Pierre, reconnaissait toutes les notes à l’oreille. Il nous a confié être un ancien trompettiste.” Il n’en fallait pas plus pour que le directeur du centre social ait l’idée d’associer au projet le directeur de la Lyre Ouvrière et trompettiste, Bruno Danna.  

Lequel prépare d’ores et déjà une surprise pour l’automne 2026. Nous y reviendrons.  

 

En attendant, autour de la grande table de la salle commune, transformée en studio d’enregistrement, la complicité est palpable entre les résidents et les jeunes. Preuve, si besoin était, que le projet a atteint son objectif premier de rompre l’isolement des personnes âgées. 

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