Horaires : Lun – Jeu : 8h – 17h / Ven : 8h30 – 17h

+33 03 27 20 34 00

Un rassemblement contre les violences commises lors des manifestations

Suite aux incendies, pillages et autres actes de vandalisme perpétrés partout en France le week-end dernier, la Ville d’Onnaing a répondu à l’appel de l’Association des Maires de France (AMF) et organisé un rassemblement sur le perron de la Mairie ce lundi 19 octobre 2026 à 12h.

Entourée d’élus du conseil municipal, Graziella Stamper, première adjointe, a pris la parole pour condamner fermement les violences commises tout en rappelant les raisons profondes et légitimes de la mobilisation : 

“Mesdames, Messieurs, 

Nous sommes réunis aujourd’hui, à l’appel de l’Association des Maires de France, pour exprimer notre solidarité avec les élus, les agents municipaux et les habitants des communes frappées par les violences de ces derniers jours. 

Des mairies ont été incendiées et des bâtiments publics saccagés. Nous pensons à toutes celles et ceux qui ont subi ces actes et qui doivent aujourd’hui en affronter les conséquences. 

Aucune colère, aussi légitime soit-elle, ne justifie que l’on s’en prenne à une mairie, pilier essentiel de notre démocratie locale. Lieu de proximité de la République, dernier rempart contre la pauvreté et l’exclusion, la mairie doit est un endroit où chacun peut encore trouver des réponses, un véritable accès au service public. 

Mais si nous condamnons fermement ces violences, nous ne devons pas les laisser occulter les raisons profondes de la mobilisation de ce week-end. 

Depuis plusieurs semaines, des lycéens, des étudiants, des travailleurs, des retraités et des citoyens de toutes générations expriment leur colère et leurs inquiétudes. 
Ils manifestent contre la vie chère, contre la hausse des prix du carburant et de l’énergie, contre la dégradation de leurs conditions de vie. Ils réclament des salaires qui permettent de vivre dignement, des moyens pour l’éducation, des services publics à la hauteur des besoins et, au-delà, des perspectives d’avenir. 

Derrière les revendications qui s’expriment aujourd’hui, il y a en effet la difficulté croissante à se projeter dans une vie digne. 

Il y a un système éducatif qui fragilise les parcours plutôt qu’il ne donne à chacune et chacun les moyens de réussir, et qui laisse de nombreux jeunes sans véritable possibilité de choisir leur orientation. Il y a aussi le chômage des jeunes et la précarité qu’il entraine, la souffrance de ne pouvoir prendre son indépendance, d’avoir sa vie à soi. 

Cette inquiétude ne peut pas être balayée d’un revers de main et nous devons rester vigilants face au traitement politique de la mobilisation de notre jeunesse. 

Les violences ne doivent pas servir à discréditer un mouvement social tout entier, ni à détourner l’attention des difficultés profondes auxquelles notre société est confrontée. 

De la même manière, les amalgames, les provocations et les réponses uniquement sécuritaires du gouvernement ne peuvent tenir lieu de politique. 

La responsabilité du gouvernement est d’assurer la sécurité de toutes et tous, de garantir le droit de manifester pacifiquement, mais aussi de prendre la mesure de cette colère et d’apporter des réponses concrètes. 

Défendre nos mairies, aujourd’hui, c’est défendre nos institutions démocratiques et celles et ceux qui les font vivre. Mais c’est aussi rappeler qu’une démocratie ne peut durablement fonctionner sans justice sociale et sans perspectives pour toutes et tous. 
Si la réponse aux violences doit être ferme, la réponse à la crise sociale doit être à la hauteur des attentes des Françaises et des Français. 
Je vous remercie.” 

 

Plus d'actualités...